Le Grand Orient de France

Le Grand Orient de France est la plus ancienne obédience maçonnique française : ses origines remontent aux années 1730. C’est aussi la plus importante, regroupant près de 55 000 membres.

S’inscrivant dans une tradition aujourd'hui tricentenaire, le Grand Orient de France affirme son identité en associant à la fois démarche initiatique intime et engagement au service de l’idéal républicain et humaniste.

La liberté absolue de conscience en est le socle fondamental.

En effet, la Franc-Maçonnerie ne dispense aucun savoir. Ce n’est pas une école et elle ne requiert aucun titre universitaire. De même, elle laisse à chacun la liberté de ses convictions philosophiques, religieuses ou politiques qui trouvent à s’exprimer librement à condition qu’elles ne contreviennent ni aux lois de la République ni à la dignité humaine.

Le Grand Orient de France est un Ordre initiatique qui offre, au travers des symboles et des rituels, des outils de recherches personnels, philosophiques et spirituels pour questionner l’Homme, lui proposer de trouver en lui-même sa vérité et de s’affranchir des conditionnements qui pèsent sur lui.

C’est donc une démarche fondamentalement émancipatrice qui vise à permettre à l’individu de récuser tous les dogmes, de quelque nature qu’ils soient, que la société lui impose. C’est aussi une invitation à penser contre soit même, à lutter contre ses propres préjugés et à rejeter les idées reçues.

Mais le Grand Orient de France se caractérise aussi par son combat au service de l’humanisme hérité des Lumières du XVIII° siècle et la dignité de la personne humaine.

A l’heure où les extrémistes politiques, ou religieux et le racisme avancent, où le progrès social et scientifique est contesté, où l’indifférence aux plus faibles s’étend, les Francs-Maçons du Grand Orient de France affirment la nécessité de consolider le pacte républicain et les principes qui en sont le fondement : la laïcité, l’égalité des droits de chacun devant la loi et la solidarité qui seules permettent l’émancipation de toutes les assignations, sociales ou identitaires. Ils affirment aussi que ce qui nous rassemble doit être plus fort que ce qui nous distingue et, en conséquence, ils s’attachent à ne négliger aucune des pistes de réflexion pour la construction d’une société pacifiée, plus juste et plus fraternelle.