Devenir Franc-maçon

Entrer en Franc-Maçonnerie c’est faire un choix mûrement réfléchi, celui de travailler pour s’améliorer personnellement et œuvrer pour une société meilleure et plus éclairée en participant de manière assidue aux travaux de la Loge. Le rythme des réunions est généralement de deux soirées par mois sur 10 mois.

LES DÉMARCHES

Rédiger un courrier expliquant les raisons de son désir d’engagement et une description de son parcours personnel.

Plusieurs solutions existent pour transmettre ce courrier :

  • soit l’envoyer par courriel au responsable de la Loge de Langon venerable.latolerance@laposte.net
  • soit le remettre à un Franc-Maçon que l’on connaît
  • soit l’envoyer par la Poste au Grand Orient De France
    16, rue Cadet – 75009 PARIS
  • soit se connecter par Internet sur le site du GODF : https://www.godf.org à la rubrique « Devenir Franc-Maçon »
  • soit profiter des conférences ou réunions publiques données par les loges du GODF qui mettent alors à votre disposition des imprimés vous permettant de faire connaître votre désir

Un responsable prendra alors contact avec vous et vous décrira les différentes étapes à franchir pour entrer en Franc-Maçonnerie.

Le Grand Orient de France

Le Grand Orient de France est la plus ancienne obédience maçonnique française : ses origines remontent aux années 1730. C’est aussi la plus importante, regroupant près de 55 000 membres.

S’inscrivant dans une tradition aujourd'hui tricentenaire, le Grand Orient de France affirme son identité en associant à la fois démarche initiatique intime et engagement au service de l’idéal républicain et humaniste.

La liberté absolue de conscience en est le socle fondamental.

En effet, la Franc-Maçonnerie ne dispense aucun savoir. Ce n’est pas une école et elle ne requiert aucun titre universitaire. De même, elle laisse à chacun la liberté de ses convictions philosophiques, religieuses ou politiques qui trouvent à s’exprimer librement à condition qu’elles ne contreviennent ni aux lois de la République ni à la dignité humaine.

Le Grand Orient de France est un Ordre initiatique qui offre, au travers des symboles et des rituels, des outils de recherches personnels, philosophiques et spirituels pour questionner l’Homme, lui proposer de trouver en lui-même sa vérité et de s’affranchir des conditionnements qui pèsent sur lui.

C’est donc une démarche fondamentalement émancipatrice qui vise à permettre à l’individu de récuser tous les dogmes, de quelque nature qu’ils soient, que la société lui impose. C’est aussi une invitation à penser contre soit même, à lutter contre ses propres préjugés et à rejeter les idées reçues.

Mais le Grand Orient de France se caractérise aussi par son combat au service de l’humanisme hérité des Lumières du XVIII° siècle et la dignité de la personne humaine.

A l’heure où les extrémistes politiques, ou religieux et le racisme avancent, où le progrès social et scientifique est contesté, où l’indifférence aux plus faibles s’étend, les Francs-Maçons du Grand Orient de France affirment la nécessité de consolider le pacte républicain et les principes qui en sont le fondement : la laïcité, l’égalité des droits de chacun devant la loi et la solidarité qui seules permettent l’émancipation de toutes les assignations, sociales ou identitaires. Ils affirment aussi que ce qui nous rassemble doit être plus fort que ce qui nous distingue et, en conséquence, ils s’attachent à ne négliger aucune des pistes de réflexion pour la construction d’une société pacifiée, plus juste et plus fraternelle.

La Franc-maçonnerie en Sud Gironde

Depuis 1770 et la création de la loge « La Fraternité » sous l'égide de la première Grande Loge de France devenue ensuite Grand Orient de France, ce sont deux siècles et demi de présence maçonnique en Sud-Gironde qui aboutissent aujourd'hui à la loge que nous connaissons « La Tolérance-La Réole » à Langon.

La Tolérance-La Réole établie à Langon en 1980 est issue de La Tolérance constituée à La Réole en 1887 qui elle même avait pris la suite de L'Humanité entre 1843 et 1852. Elle renoue à Langon le fil de la tradition maçonnique interrompu en 1853 par l'arrêt de l’activité de la loge La Fraternité.

A travers l'histoire conjuguée de ces loges, c'est toute l'histoire du Grand Orient de France et celle de notre pays qui se déploie sous nos yeux.

Loge bourgeoise et ecclésiastique comme c'était le cas à l’époque, « La Fraternité » a interrompu ses activités au plus fort de la révolution pour les reprendre sous le 1er Empire en 1810 avec l'apport d’hommes ayant joué un rôle pendant la révolution et/ou connus pour leur bonapartisme. Mais les soubresauts politiques de 1814/ 1815 eurent une nouvelle fois raison de son activité qui ne reprit qu’en 1841 avec une augmentation importante de la présence d'artisans parmi ses membres, pour s'achever en 1853 après qu'elle ait installé « L’Humanité » à La Réole et « Les Amis de l’Humanité » à Bazas (qui ne fonctionna que 3 ans).

Langon cessa alors d'être une ville maçonnique pendant prés de 130 ans.

C'est dans le droit fil du retour de la République que s'inscrit la création de « La Tolérance » à La Réole en 1887 dont l'activité va s'interrompre en 1907 pour un an, puis être suspendue pendant la première guerre mondiale pour reprendre jusqu'en 1940.

Cette loge qui comptera jusqu'à quarante membres, va prendre part et s'engager sur tous les sujets qui ont traversé et parfois déchiré la société de son époque autour de la défense de la République et de la laïcité : affaire des fiches, élections législatives, expulsion des congrégations, luttes anticléricales.

Du fait des persécutions vichystes et nazies, la loge fut contrainte de suspendre ses travaux en 1940 pour les reprendre en 1947. Quatre de ses membres furent déportés fusillés ou torturés à mort payant un lourd tribut à l'idéal de liberté qui les habitait et à leur attachement à la République.

En 1964 privée de son local de La Réole, la loge fut accueillie à Monségur jusqu'en 1980 où elle choisit de revenir à Langon.

C'est ainsi qu'elle s'appelle « La Tolérance-La Réole » joignant harmonieusement à la notion de tolérance chère aux francs-maçons, le nom de sa ville de naissance La Réole dont on sait qu'il vient de « régula » (la règle en latin) et « La Rèula » ou « l'Arrèula » en gascon, un beau symbole s'il en était besoin.

De moins d'une vingtaine de membres après la deuxième guerre mondiale, à une cinquantaine aujourd'hui, ces derniers quarante ans ont été marqués par l'ouverture à la cité, à toutes ses préoccupations, à toutes ses composantes (socio-professionnelles, genres), sans jamais négliger l'indispensable travail sur soi-même qui est une spécificité de la franc-maçonnerie.

Son activité s'y déploie aujourd'hui, discrète et constante et elle y rassemble des francs-maçons originaires de tout le Sud-Gironde, de tous âges, de tous milieux, qui travaillent ensemble en s'efforçant de préparer l'avènement d'une humanité meilleure et plus éclairée.